À Émile Zola
Ministère de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts Secrétariat 1er bureau |
Cher Maître et ami,
Je viens de recevoir votre aimable invitation et je suis désolé de ne pouvoir m’y rendre. Ma mère toujours très malade, rentre à Paris dimanche pour se remettre entre les mains des médecins. Comme elle est seule, je suis contraint de rester ici pour la recevoir et l’installer dans l’hôtel où elle descend.
Je vous remercie infiniment de m’avoir envoyé
Mes Haines1. J’ai lu ce livre avec une grande curiosité et beaucoup de plaisir. Je connaissais déjà votre étude sur Manet, mais tout le reste m’était inconnu, et j’ai été très frappé par ces articles. Ceux sur
Germinie Lacerteux et sur V. Hugo m’ont plu particulièrement.
Recevez, cher Maître, avec l’expression de mes vifs regrets et mes remerciements, l’assurance de mes sentiments les plus affectueux et les plus dévoués. Présentez, je vous prie, à Madame Zola mes compliments empressés et respectueux.
1 Le livre de Zola, publié pour la première fois en 1866, avait été réimprimé en 1879.