À Victor Havard
Mon cher ami,
Je viens de faire une traite sur vous au 31 juillet. Je vous prie d’en prendre bonne note.
Voulez-vous avoir la complaisance de m’envoyer mon compte le 8 ou le dix, et mon argent le 16, car je fais construire ici salles de billard et de douches et j’ai fixé cette date.
Je vous serre bien cordialement la main.
Je rouvre ma lettre pour vous dire que le libraire d’ici vient de me faire prévenir qu’il ne voulait plus traiter avec vous et qu’il me priait de faire venir mes livres et de les lui céder, si je voulais qu’ils fussent vendus ici. Avant de quitter Cannes, M. Meillan m’a dit également qu’il n’avait eu que des désagréments avec vous et qu’il avait manqué la vente de plus de 200 Mont-Oriol. Un libraire de Nice, je ne sais plus lequel, a dit la même chose à ma mère.