À Victor Havard
La Guillette, Étretat, 19 septembre [1887]. |
Mon cher ami,
Je ne veux pas avoir l’air de vous faire de cachotteries et j’aime mieux vous dire moi-même que je viens de donner à Ollendorff un petit roman
1 que je lui avais promis depuis longtemps. Je n’ai pas besoin d’ajouter que cela n’a aucune signification autre que l’exécution d’un engagement ancien.
Ne voyez là aucun présage de modification dans nos relations amicales et dans nos relations d’affaires.
Je vous serre bien cordialement la main.
Voulez-vous avoir la complaisance de répondre au brave Monsieur dont je vous envoie la lettre. Il m’a tout l’air d’un innocent, car il ne [mot manquant] pas de conventions littéraires entre la France et la Russie où je suis traduit tous les jours. Dans le cas où ce serait un finaud, spécifiez que la traduction en langue russe ne pourra être vendue qu’en Russie jusqu’à l’exécution d’un traité international.
2 Lettre signée seulement.