À Victor Havard
Tunis, 47, avenue de la Marine. [Reçue le 2 janvier 18891.] |
Mon cher ami,
Voulez-vous me faire le plaisir d’envoyer les deux volumes demandés par ces deux lettres.
J’ai eu encore de terribles migraines qui m’ont absolument empêché de travailler ; mais le climat de Tunis me fait beaucoup de bien et je me suis remis à la besogne.
Dès que mon roman sera fini, je commencerai une nouvelle pour la Revue des Deux Mondes. Je vous la donnerai en tête du volume que je vous ai promis, car je ne sais pas du tout quand je ferai celle dont vous m’avez indiqué le sujet. Si vous voulez annoncer ce volume, qui sera prêt au printemps, en voici le titre :
Les Cœurs étrangers
Je compte que vous m’enverrez ici mon relevé de trimestre, afin que je sache si je puis disposer d’une somme sérieuse fin janvier.
Mille souhaits de bonne année et une cordiale poignée de main.
1 Havard a noté la date de réception de cette lettre, qui fut assurément écrite en décembre 1888.