À son père
Cannes, 16 mars 1890 [date de la poste.] |
Mon bien cher père,
Je rentrerai à Paris mercredi prochain. Je ne vais pas bien. Mes yeux sont tout à fait malades, et Bouchard qui a passé par Cannes pour me voir ne sait plus du tout ce que j’ai après avoir constaté les accidents inexplicables de mes pupilles.
On me défend toute lecture et toute écriture. Un simple billet de dix lignes éveille des douleurs intolérables dans mes yeux.
Je ne sais que faire. J’ai à peine travaillé.
À bientôt, mon cher père, je t’embrasse tendrement.
Ma mère va plutôt mieux. Marie-Thérèse et l’enfant vont bien.