À Henry Cazalis
| [Aix-les-Bains, septembre 1891.] |
6 heures du soir.
Ma situation devient intolérable. J’ai toujours la migraine, et je souffre affreusement sous l’épaule ou plutôt sous la côte. L’antipirine en plus a réveillé l’accident initial de ma maladie nerveuse, c’est-à-dire le gonflement instantané du ventre avec de vives souffrances dedans, quand j’écris un simple billet. Cela me désole car c’est ainsi qu’a commencé mon mal et c’était disparu et cela dénonce l’état du ventre et du cerveau sous l’effet de l’antipirine. Mes yeux aussi sont tellement faibles qu’il m’est impossible de lire quoi que ce soit. J’ai peur que les pointes de feu aient amené ce résultat. J’ai toussé toute la nuit et toute la journée
1.