À un destinataire non identifié
Mon cher confrère,
Pardon de ne vous avoir pas répondu plus tôt. Je suis en plein travail et je laisse traîner mes lettres un jour ou deux. Je n’ai pas une minute en ce moment, ou, plutôt pas une heure pour écrire les trente lignes que vous me demandez sur Musset. Il me faudrait d’ailleurs plus de trente lignes pour dire pourquoi je n’aime pas beaucoup ce poète que je ne trouve ni élevé, ni rare et qui m’ennuie.
Croyez à mes sentiments les plus dévoués.