Oui certes le pays
est un bien doux remède...
Oui certes le pays est un bien doux remède.
On n’entend plus parler des calculs d’Archimède,
On y met de côté Virgile et Cicéron.
On passe tout le jour couché sur le gazon.
On boit, on mange, on dort, sans souci, sans tristesse,
On a le cœur rempli de joie et d’allégresse.
Fait-il beau ? — Tout de suite on va se promener...
Avez-vous faim ? — Eh bien, vous allez déjeuner !...
Et quel plaisir de voir dans les belles campagnes
Les épis déjà mûrs, et, du haut des montagnes,
De suivre un frêle esquif qui glisse sur les eaux...