À Henry Cazalis
| Aix-les-Bains [septembre 1891]. |
J’ai failli perdre connaissance en revenant chez moi, après une sortie d’une heure. La toux recommence par crises, horribles. Que faire ? Je ne peux ni marcher ni remuer, et mon ventre me tourmente autant que la douleur dans le côté droit. Ne pourriez-vous pas me faire donner par le pharmacien un gargarisme énergique. J’ai la tête faible à ne pas trouver mes mots et j’ai dû quitter Mme de Boyane, me sentant dans l’impuissance de causer plus longtemps.
Ces crises de toux sont intolérables. Mon état s’aggrave de minute en minute, je crois mon ventre aussi malade que ma côte et j’ai peur d’un accident dans une quinte.
[Formule d’amitié]
J’ai une figure affreuse, les yeux à moitié morts, un malaise inexprimable.