Du docteur Huchard
au docteur Meuriot
Monsieur et très honoré confrère,
Je vous remercie beaucoup des nouvelles que vous voulez bien me donner et que je transmets chaque fois à Monsieur de Maupassant.
Je vois avec plaisir que l’état de notre malade s’est plutôt amélioré depuis ma dernière visite et je m’en réjouis pour sa pauvre mère qui, j’en ai bien peur, ne lui survivra guère. Madame d’Harnois est encore à Nice pour quelques jours ; j’ai transmis à ces dames vos félicitations au sujet du prix décerné par l’académie et je sais qu’elles en ont été très touchées.
Veuillez agréer, Monsieur et très honoré confrère, l’assurance de mes sentiments respectueusement dévoués.